Texte à méditer :  Pour voir loin, il faut y regarder de près.    Pierre DAC
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Vos Textes - Kiberen ma bro de Gül

Kiberen... ma Bro de Gül
Trouvé sur agoravox

C’est en dehors des mois d’été que j’aime le rejoindre, quand il n’est pas agressé de toutes parts par des âmes qui voudraient aussi le connaître. Je l’aime dans le froid de l’hiver, sous les pluies et les vents d’automne ou dans la lumière du soleil printanier, lorsque nous sommes presque en tête-à-tête à nous raconter nos pensées intimes… (Et si vous voulez vraiment plonger avec moi je vous invite à ouvrir ce lien dans un autre onglet et à écouter ce lien durant votre lecture… http://fr.youtube.com/watch?v=pG3Q2blCX2E&feature=related)

Ca y est, je suis sur la longue route étroite et fréquentée qui mène à toi. La traversée des villages, les petites boutiques, les vieux, casquette de loup de mer sur le coin de l’œil. Une atmosphère familière, moi qui ne suis pas d’ici.

L’isthme et son odeur caractéristique mélange d’iode et de marée basse, pas forcément agréable, mais qui m’indique que je m’approche du but. Cinq heures de route, la fatigue et la lassitude des kilomètres avalés, et soudain un regain d’énergie, le sourire vient à poindre.

Les arbres sont toujours autant couchés de trop de tempêtes, accrochés à la terre meuble de la lande qui mène aux dunes des Sables Blancs… Quelques surfeurs combinaison noire de circonstance avancent vers la plage, une dame à vélo roule sur la piste cyclable ; celle qui a été installée il y a peu, sans doute nécessaire, mais brisant la farouche nature de ses alignements de barrières de bois…

Le sémaphore et l’arrivée, Sant Per Kiberen…

Aller à droite tout de suite, ne pas rater la ruelle qui s’enfile au travers des maisons blanches aux volets bleus bouffés par les pluies d’hiver. Un virage et le passage à niveau du chemin de fer qui ne fonctionne que l’été. A gauche dans Portivy maintenant, la Coop est ouverte, et c’est là, juste après, la minuscule route ensablée. Au bout, tu es là !

Merveilleuse Côte Sauvage.

Garer la voiture et courir maladroitement dans le sable fin au travers des joncs de mer, je vais te voir, enfin te voir.

Voilà, l’océan à perte de vue, les rochers, le bruit des vagues qui s’y écrasent et le vent, inévitable, compagnon de toujours qui donne cette sensation de liberté dans la solitude du plus grand bonheur enfin retrouvé. Je ne souris plus, non, je ris aux éclats de cette osmose entre toi et moi. Mes pieds rivés à ton sol, ma tête survole l’horizon, mes yeux attrapent les détails.

Je t’aime pour cette émotion chaque fois renouvelée que tu me fais ressentir. Je t’aime parce que tu me manques tant lorsque je suis loin et que c’est comme si c’était hier dès que je suis tout près. Je t’aime parce que tu fais s’envoler mes pensées pour les faire tourner comme le vol du goéland.

Plus rien n’a d’importance à tes côtés, les tristesses, les angoisses, les joies et les peurs, tout redevient normal, pas gênant pour un sou. Juste la vie… un corps et une âme ridicule face à l’immensité de la nature toute puissante…

Là je pourrais mourir…

 

Mais ce n’est que la fin de notre histoire. Pour en retrouver l’origine, il me faut cheminer jusqu’au château Turpault.

Ainsi mes pas me guident au milieu de la lande désormais protégée, sur la sente qui ondule d’un pic vertigineux dans la mer à un silence de légendes enfouies dans les combes de nos mémoires. Y croiserai-je les elfes, les korrigans, ou peut-être même l’Ankou*…

Les mollets tiraillent au gré des plongées vers les plages pour grimper encore sur les hauteurs, elles où chaque instant est différent, au fil des jours et des années qui passent. La mer ici n’est jamais la même, chaque éclat de vague en est un nouveau… parfois d’huile, l’étendue sait devenir la bête indomptable et rugissante. C’est alors la peur d’être arraché à la terre ferme qui s’installe, mais la fascination du spectacle prend le dessus. Des heures sans bouger à attendre le prochain rouleau plus fort, plus impressionnant que le précédent, moins que le suivant, au risque d’y être emporté. Comme le vertige attire irrémédiablement vers le vide celui qui en souffre, la folie tempétueuse entraîne aux pires dangers. Il faut savoir raison garder et laisser le respect entre l’homme et les éléments déchaînés prendre place, admirer sans s’abîmer.

 

Au gré de mes foulées, après moult arrêts de contemplations béates sur ces paysages changeants, proches et précis, lointains et étendus, j’arrive enfin au refuge.

Chez mon ami Jacky, à l’ancien Vivier. Je vais entrer et avec moi le souffle des embruns, le temps de réussir à refermer cette fichue porte qui résiste inlassablement. Deux belles bises sur les joues, on prend des nouvelles, puis on s’assoit pour une remontant mérité. Le visage appuyé dans le creux de la main, il ne reste qu’à tendre l’oreille et écouter les anciens parler. Des nouvelles du jour comme des vieilles histoires de naufrages, teintées d’un humour où l’œil pétille encore derrière la nostalgie des années passées en mer… Un bonheur tout simple, si simple, une régalade pour l’esprit tourmenté, imprégné des images bouleversantes, à peine délaissées.

Je resterai le temps de sécher les habits détrempés du côté d’où venait le vent, l’ouest le plus souvent pour les plus belles vagues. Et si le soleil daigne subitement pointer son nez comme il sait si bien le faire le soir venant, écartant les lourds nuages bleu-gris, le « glaz », pour à nouveau éclairer la sombre atmosphère, je traînerai encore en dégustant quelque chair de crustacé goulument trempé dans cette rouille qui fleure bon l’ail, jusqu’à ce qu’il rejoigne la nuit après avoir embrasé l’onde et le ciel d’horizon de mille couleurs.

Il ne reste plus que quelques centaines de mètres pour rejoindre la civilisation, une promenade de grand-mère, plus douce, moins collineuse, mais tout aussi jolie. J’y rencontrerai sûrement Michel noyé sous les bières, et son éternelle gentillesse, avec son chien Gwen a Du (ça ne s’invente pas !). Il me montrera encore le « rocher crocodile » et « le trou de la grotte aux trésors et aux démons » que l’on découvre à marée basse, souvenirs attendris de sa lointaine enfance. Oublié, ce sera pour une autre fois, le détour au-delà des ronces et des genêts par le calme et attachant village de Manémeur.

La fin de la côte approche, j’ai retrouvé ta naissance, mon amour, et mille fois je referai le chemin sans jamais me lasser de ta beauté unique et ensorcelante.

 

Kiberen, tu es à moi comme je suis à toi, et dans ma générosité, que j’aime te partager…


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